LE MARCHE
L' analyse en France des effectifs des établissements bancaires sur les quinze dernières années montre qu’après une période de décroissance légère des effectifs jusqu’en 1998, la courbe s’est inversée à partir de 1999 avec une croissance actuelle voisine de 1% l’an. Une analyse plus détaillée fait apparaître quelques écarts entre banques de détail et banques d’investissement, pour des raisons essentiellement conjoncturelles, ainsi qu’entre certains groupes privilégiant la croissance interne aux opérations de fusion. En 2004, l’effectif France des banques s’établit à 434.000 salariés.
L’analyse des mouvements des collaborateurs montre par contre un changement de donne radical sur deux axes principaux : les départs en retraite et le turn-over.
Jusqu’en 2003, le taux annuel des départs en retraite était inférieur à 4%. En 2006 il aura doublé en atteignant 8%. Le turn-over, traditionnellement bas dans la banque, puisque inférieur à 2%, connaît dès à présent une croissance sensible qui le portera en 2005 à 5%. C'est donc plus de 10% des effectifs que les banques doivent se préparer à remplacer à partir de 2006
Pour ce faire, les banques mettent en place des moyens au niveau Direction des Ressources Humaines à même de traiter une partie importante des recrutements pour leur réseau, principalement par l’intégration de jeunes diplômés. Mais l'analyse de la pyramide des âges montre également une baisse de la tranche 30-39 ans qui ne permet pas de couvrir les besoins en cadres confirmés et dirigeants. Ce déséquilibre est une source importante de croissance du turn-over, cette population étant plus ouverte à des mobilités externes. La gestion de la mobilité interne doit donc également devenir une priorité absolue.
Enfin, il faut intégrer une donnée essentielle dans cette gestion du capital humain : l’organisation de la banque a profondément évolué ces dernières années : les exigences commerciales sont de plus en plus fortes, la qualité de services est fondamentale dans la Gestion de la Relation Client, les processus connaissent une industrialisation et une intégration très poussée. L’expertise technique des cadres n’est donc plus suffisante. Il leur faut intégrer un réel savoir-faire managérial. Les banques doivent s’ouvrir à d’autres secteurs pour y trouver les compétences nécessaires à leur développement : grande distribution pour les nouveaux métiers de la banque multi canal, industries pour la gestion de la qualité, l’intégration et l’industrialisation des back-office.
Au niveau des cabinets de recrutement et de gestion des ressources humaines, les acteurs se multiplient mais sans pour autant intégrer une donnée fondamentale pour mener à bien la recherche et la selection des candidats les meilleurs, une évaluation pertinente des aptitudes des collaborateurs qui vont engager des parcours à forte responsabilité: Il faut parfaitement connaître le monde bancaire, son organisation, ses métiers.
C'est fort de ces savoir-faire que GPA Consulting concentre l'ensemble de son activité sur les métiers de la finance et du secteur bancaire.
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